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Bruxelles · BelgiqueExternalisation, contrats et sécuritéÉdition du 2026-09-09

Le Cahier du Co-sourcing

Expliquer l'externalisation informatique aux PME belges sans jargon inutile

Comprendre avant de signerco-sourcing · régie · forfait

Sécurité et pilotage des données

Formation continue en informatique des équipes

Besoins en compétences, plan de formation, chèques et suivi : organiser la formation continue informatique d'une petite équipe belge sans rupture.

La rédaction Le Cahier du Co-sourcing

Une formatrice qui montre un schéma sur tableau blanc à trois collègues
Une formatrice qui montre un schéma sur tableau blanc à trois collègues. Illustration créée pour le cahier.

Vous encadrez une petite équipe qui gère l’informatique au quotidien et vous voulez structurer la formation continue sans bloquer l’activité : l’exercice consiste à clarifier les besoins, à écrire un plan tenable et à suivre l’usage réel des acquis. Vous trouverez ici une méthode sobre qui relie les besoins, le plan, les dispositifs existants et le suivi.

Par où commencer quand les demandes partent dans tous les sens ?

Vous entendez souvent des demandes variées, un outil à prendre en main, une procédure à sécuriser, un automatisme à comprendre, et vous ne savez pas par où commencer. La première étape consiste à observer le travail réel pendant quelques semaines, les questions qui reviennent au support interne, les tâches que vous reportez faute de temps, celles que vous confiez toujours à la même personne parce qu’elle seule sait les faire. Vous notez ces situations en phrases courtes, avec le contexte et la fréquence, plutôt qu’en intitulés de cours. Vous obtenez ainsi une base concrète qui montre où la compétence manque et où elle freine la production.

Vous menez ensuite un échange individuel avec chaque membre de l’équipe pour vérifier ce que vous avez observé. Vous demandez quelles tâches prennent trop de temps, quelles manipulations créent de l’incertitude, quels incidents récents auraient pu être évités avec une meilleure maîtrise. Vous distinguez l’envie d’apprendre un sujet nouveau du besoin lié à une tâche que la personne doit déjà assurer. Vous reformulez chaque besoin par un verbe d’action : configurer un poste, restaurer une sauvegarde, traiter une demande d’accès, car cette formulation prépare déjà le choix du contenu et la vérification sur le terrain.

Comment décrire le niveau actuel sans juger les personnes ?

Vous décrivez ce que chacun fait déjà de façon autonome, ce qu’il fait avec un appui et ce qu’il ne fait pas encore. Vous restez sur des faits observables : la personne installe un poste en suivant la procédure, elle diagnostique une panne d’impression, elle hésite sur les droits d’accès aux dossiers partagés. Vous évitez les étiquettes générales et les niveaux abstraits qui ne disent rien du travail quotidien. Vous obtenez une image honnête qui respecte l’expérience de chacun et qui permet de discuter sans tension.

Vous regroupez ensuite ces observations par domaines proches de votre activité : le poste de travail, les connexions et l’accès distant, la sauvegarde, la gestion des identités, les outils métier et l’exploitation des données. Vous repérez les domaines couverts par une seule personne et ceux où personne ne se sent à l’aise. Vous voyez aussi les savoirs tacites, ces réglages connus d’un seul technicien et jamais écrits. Cette carte vous aide à choisir une ou deux priorités par personne au lieu de viser une remise à niveau générale que vous ne pourrez pas tenir dans la durée.

Quel plan reste tenable avec une équipe réduite ?

Vous écrivez un plan court qui tient sur une page, avec un objectif par personne pour la période à venir, le contenu visé, le format et la manière de vérifier l’usage. Vous limitez le nombre d’objectifs pour garder du temps à l’exploitation, car une équipe réduite ne peut pas libérer deux personnes en même temps sans accumuler les tickets. Vous ordonnez les actions : d’abord ce qui sécurise l’activité courante, ensuite ce qui améliore le confort de travail, enfin ce qui prépare une évolution. Vous indiquez qui assure le relais pendant chaque absence et où se trouvent les procédures à jour.

Vous consignez ce plan dans un document partagé que vous relisez à date fixe, avec l’état d’avancement et les reports. Vous décrivez le besoin comme vous décririez le contenu utile d’un cahier des charges, par des résultats attendus et des critères vérifiables plutôt que par des promesses de programme. Vous prévoyez des formats compatibles avec la charge : des séquences courtes, de la pratique sur vos propres systèmes, un temps de relecture interne après chaque module. Vous gardez une trace des acquis pour préparer les entretiens suivants et pour répartir les astreintes de façon équitable.

Quels appuis regarder avant de commander une formation ?

Vous regardez d’abord ce que vous pouvez régler sans achat externe : la documentation de vos outils, les procédures internes à remettre à jour, le tutorat entre collègues, l’échange de pratiques avec une équipe voisine. Vous testez ces ressources sur un cas réel et vous mesurez ce qui reste flou. Vous évitez ainsi de commander une session complète pour un besoin qui relevait d’une procédure mal écrite ou d’un réglage jamais documenté. Vous achetez ensuite de façon ciblée, pour le point précis qui résiste, avec un objectif écrit que le formateur peut préparer.

Vous pouvez consulter la rubrique emploi pour situer votre démarche dans le cadre général proposé par les pouvoirs publics, même si la page Emploi de Belgium.be ne publie pas de catalogue de cours ni de calendrier. Vous vérifiez alors les dispositifs existants auxquels vous avez accès par votre statut, votre secteur ou votre ancrage local, sans supposer qu’ils couvrent votre besoin particulier. Vous comparez les conditions, les délais et les contraintes de suivi avant de vous engager. Vous choisissez le dispositif qui s’accorde avec vos dates de production et avec le niveau réel des participants, car un groupe hétérogène profite peu d’un contenu unique.

Comment maintenir l’activité pendant les absences ?

Vous planifiez les départs en formation comme des absences d’exploitation, avec un ordre de départ, une personne de relais et une plage sans changement sensible sur les systèmes. Vous préparez un dossier de relais qui contient les incidents en cours, les mots de passe, gérés selon vos règles internes, les contacts des fournisseurs et les seuils d’alerte à surveiller. Vous informez les utilisateurs internes des délais de réponse pendant la période concernée. Vous limitez ainsi les interruptions et vous permettez à la personne formée de rester concentrée sur l’apprentissage.

Vous documentez au retour ce qui a été vu, en une page qui sert aux autres : les réglages modifiés en exercice, les erreurs à éviter, les liens vers les procédures mises à jour. Vous retirez les droits temporaires accordés pour le relais dès le retour du titulaire. Vous suivez les niveaux de service du support pendant les semaines qui suivent pour vérifier que les files d’attente restent maîtrisées et que les incidents courants sont toujours traités dans les délais que vous vous êtes fixés. Vous ajustez le rythme des prochaines sessions si vous constatez une fatigue ou un empilement de demandes.

Quel suivi montre que l’acquis sert vraiment ?

Vous définissez à l’avance une situation de vérification proche du travail : traiter seul une série de demandes courantes, restaurer un dossier à partir de votre procédure, clore un incident en respectant vos étapes de contrôle. Vous observez la personne en situation réelle dans les semaines qui suivent, sans la mettre en examen, et vous notez ce qui fonctionne et ce qui bloque encore. Vous recueillez aussi l’avis des utilisateurs internes sur la qualité de la réponse, la clarté des explications et le délai de résolution.

Vous organisez un retour court avec la personne formée : ce qu’elle utilise chaque semaine, ce qu’elle n’a pas encore eu l’occasion d’appliquer, ce qui mériterait un complément pratique. Vous mettez à jour la procédure interne avec ce qui a été appris, car une formation qui ne change aucune procédure se perd vite. Vous archivez les attestations et les supports avec le plan, pour garder la trace des efforts et pour préparer les prochains arbitrages. Vous décidez alors si l’objectif est atteint, s’il demande un entraînement accompagné ou s’il doit être reformulé de façon plus modeste.

Que faire quand une compétence reste fragile après la formation ?

Vous ne recommencez pas la même session à l’identique quand le résultat reste fragile. Vous cherchez la cause : un contenu trop éloigné de vos outils, un manque de pratique entre les modules, une charge qui a empêché l’entraînement, un objectif trop large pour la durée disponible. Vous proposez une suite ciblée : un binôme sur les prochains cas réels, une relecture des manipulations délicates, un exercice sur une copie de vos données quand c’est possible. Vous resserrez l’objectif sur un geste précis que la personne répète jusqu’à l’autonomie.

Vous acceptez aussi que certaines compétences demandent du temps et des répétitions avant d’être opérationnelles. Vous répartissez les tâches en fonction de cette réalité, sans figer les rôles, et vous planifiez la prochaine étape dans votre document de suivi. Vous gardez la trace des questions non résolues pour les poser au prochain appui externe de façon précise. Ouvrez votre plan actuel et notez pour chaque membre de l’équipe le prochain geste à vérifier sur le terrain, la personne qui l’observe et la date à laquelle vous relisez ensemble le résultat.

Belgium.be : Belgium.be publie une page intitulée Emploi, accessible à l’adresse citée dans cet article. Cette page porte l’intitulé Emploi comme repère de navigation. Elle constitue la référence citée ici pour situer la formation continue dans son contexte général lié à l’emploi.